Crédit photos Brieuc Van Elst

Des activistes d’XR Animal et d’Extinction Rebellion ont bloqué les 3 entrées de l’entreprise, empêchant les camions de rentrer et de sortir. Ils dénoncent le Green Welfare Washing de la société et le financement de l’agriculture animale par l’état belge. En effet, à l’heure où nous devrions être dans un schéma de transition vers une agriculture végétale résiliente pour la planète et ses habitants, la Belgique autorise encore l’installation ou l’expansion de nouvelles fermes-usines pourvoyeuses de toute la chaine « viande » sur son sol.

LE GREEN-WELFARE WASHING DE CETTE INDUSTRIE

Viangro vante ses avancées en termes de durabilité (ex : 2018 nouvel emballage pour la charcuterie) et se propose comme conseiller en bien-être animal. La réalité est tout autre : les principaux fournisseurs de Viangro sont les fermes-usines belges et européennes.

Avec une cadence de 600 livraisons quotidiennes, Viangro utilise une cinquantaine de camions réfrigérés et un robot hyper technologique de tri.

On peut donc observer que Viangro vend des produits désastreux tant sur le plan du bien-être animal que sur le plan environnemental mais se vante de les acheminer dans des contenants dits écologiques/durables. Tout ceci grâce à des modes de transports tout aussi désastreux. Leur communication est du pur Green Welfare Washing. Sans parler des scandales sanitaires.

 

Les pouvoirs publics complices de l’industrie carniste et de l’écocide en cours.

Du côté finances, la santé du groupe se détériore depuis 2013. Bénéficiant déjà d’un terrain de 20.000 m² appartenant à CITYDEV depuis 1989, Viangro décide de se restructurer en investissant massivement dans la construction d’un étage dédié aux plats préparés sur le site d’Anderlecht. Une fois de plus, les pouvoirs publics interviennent en lui accordant un prêt de 3 millions d’euros via la SRIB (Société régionale d’investissement de Bruxelles, devenue Finance Brussels depuis) (1).

Selon nos recherches, les pertes annuelles de la société se montent à plus de 4 millions par an depuis plusieurs années et les pertes reportées à 37 millions pour un capital souscrit de 44 millions. Cela signifie que si le cap est maintenu, la société serait en faillite dans les 2 ans. Le résultat d’exploitation est négatif (près de 2 millions chaque année), cela signifie que les activités du groupe se font à perte (seule la branche logistique tire légèrement son épingle du jeu) (2). À cela, il faut ajouter le coût financier lié aux investissements dans la branche traiteur ces dernières années.

Du côté « fonds de roulement », la situation n’est pas plus avantageuse : les dettes à court terme s’élèvent à 67 millions pour des créances à court terme de 39 millions. Pour XR Animal, la structure de la société n’est pas saine du tout, ce qui ne lui permettra pas de trouver facilement un refinancement sur le marché privé.

Vu le poids occupé par le groupe sur la place bruxelloise en termes d’emplois et le fait que le groupe soit établi sur un terrain appartenant à Citydev, il est fortement envisageable que la Région lui vienne en aide à moyen terme.

Dans leurs derniers rapports, le GIEC et l’UCL/Greenpeace promeuvent une diminution drastique de notre consommation de viande. Pour XR Animal, on ne peut y arriver que si les politiques arrêtent de subventionner l’industrie de la viande et réorientent leur investissement dans l’agriculture végétale. C’est une des demandes principales adressée par XR Animal au ministre de l’agriculture, David Clarinval.

XR Animal

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Crédit photos Brieuc Van Elst & Pieter Geens

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